Florence et son orientation

Florence est en Master 2 dans le domaine du web, après une licence en langues étrangères appliquées. Elle a privilégié dans ses études ce qu’elle aimait faire mais se pose des questions sur ses choix d’orientation.

D’où viens-tu ?

Je viens d’un petit village dans le Haut-Rhin entre Mulhouse et Colmar. Ma mère est ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et mon père électricien.

Que fais-tu aujourd’hui ?

Je suis actuellement en deuxième année du Master CAWEB, que j’ai effectué après ma licence LEA. C’est un master spécialisé dans les métiers du web et des langues, et la deuxième année se fait en alternance.

Es-tu satisfaite de ton orientation ? Si non, qu’est-ce qui t’a manqué ?

Dans l’ensemble, j’ai plutôt fait mes choix par dépit, car je ne savais pas quoi faire d’autre et qu’il fallait bien choisir. Je n’ai jamais su ce que je souhaitais faire exactement, et cela ne m’a pas aidée dans mes choix d’orientation. J’ai choisi mes études en fonction des choses que j’aimais faire, mais il ne s’agit pas de quelque chose que je me verrais faire toute ma vie. J’ai eu l’impression de manquer de suivi, car à chaque fois que je suis allée voir une conseillère d’orientation, on ne m’a pas vraiment aidée. Les conseillères restaient à chaque fois focalisées sur mes études actuelles, sans mentionner une possibilité de réorientation, ce qui m’a donné l’impression d’être forcée à continuer ce dans quoi j’étais, que mon choix après le lycée déterminait entièrement mon orientation et qu’il n’était pas possible de changer d’avis.

As-tu des pistes pour que nous puissions mieux aider les jeunes à s’orienter et à réussir leur parcours ?

Je pense qu’il est important de montrer qu’il est toujours possible de changer d’avis, qu’il est normal de faire des erreurs dans son parcours mais que celles-ci ne déterminent pas forcément tout l’avenir. Je pense que les jeunes ressentent déjà beaucoup de pression en raison des choix qu’ils ont à faire tout au long de leur scolarité, et qu’il faut plus d’accompagnement pour les rassurer. J’aurais personnellement apprécié de faire un stage au lycée, ou au moins passer une journée dans une structure professionnelle, afin de découvrir de nouveaux milieux. J’ai également ressenti un manque d’informations à l’époque, et j’avais beau me renseigner du mieux que je pouvais sur les plateformes en ligne comme l’Onisep, j’aurais eu besoin de plus d’aide afin de construire mon projet professionnel.

Merci Florence !